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Une famille à la recherche de ses racines

La mémoire est une affaire de transmission. Elle est donc d’abord une affaire de famille. Mais au Cambodge, il est parfois difficile pour les anciens de parler de ce qu’ils ont vécu pendant le régime khmer rouge. Un comportement qui arrange parfois la jeune génération, qui ne veut pas revenir sur le passé sombre de son pays et préfère s’investir dans son avenir et son développement.
Le fossé qui sépare les générations au Cambodge est parfois tout aussi présent à l’étranger, dans les familles de cambodgiens qui se sont réfugiés puis installés loin de chez eux. Les jeunes nés dans le pays d’accueil ne connaissent pas l’histoire du reste de leur famille. Les grands parents ne racontent pas.
En Belgique, à l’initiative de la jeune génération, une famille a décidé de dépasser ce fossé avec un projet : Partir d’un documentaire sur le Cambodge pour retracer les mémoires de leur famille. Une belle occasion d’ouvrir le dialogue.

 
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Ong Thong Hoeung: "J'ai cru aux Khmers Rouges" 

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Ong Thong Hoeung est rescapé des camps de rééducation du régime khmer rouge. Réfugié en Belgique depuis 27 ans, il est actuellement témoin au procès des responsables khmers rouges à Phnom Penh.
Très érudit, il connaît bien sa terre natale et les problèmes qui la minent.
Il y a trois ans, il a été invité par des parlementaires européens en partance pour une visite officielle en Cambodge afin de leur exposer la situation du pays. Par la suite, il fut chargé par le parlement européen de faire un rapport sur les raisons du blocage économique du pays. Hoeung s’est alors rendu plusieurs mois dans les campagnes cambodgiennes afin d’enquêter sur la situation et d’interroger la population.
Il a  pressé le gouvernement à investir massivement dans l’éducation.