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Pardon et réconciliation nationale ou impunité ?


Au nom de la réconciliation nationale, seuls les plus responsables seront jugés par les CETC. La réconciliation implique-t-elle dès lors l’impunité ? Au Cambodge, c’est en son nom que beaucoup d’anciens Khmers Rouges ont été amnistiés.
Selon la justice transitionnelle, le mot réconciliation doit être précisé, et il nécessite la réhabilitation de la confiance dans les institutions.
Selon Ong Thong Hoeung, rescapé du régime et témoin à l’ECCC, il n’est pas possible de parler de réelle réconciliation nationale tant que les responsables n’auront pas reconnu leurs crimes. Sans ça, il serait alors encore question d’amnistie, ce qui donnerait un mauvais signal aux bourreaux. Bourreaux qui pour lui sont impardonnables.

 
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Dilemme khmer : revenir sur le passé ou aller de l’avant ?


Faut-il appliquer des standards occidentaux à une société bouddhiste ? La question peut se poser depuis le lancement du tribunal mixte** chargé de juger des KR. Beaucoup arguent du « pardon bouddhiste » et de l’esprit fataliste khmer, qui serait en contradiction avec l’esprit revanchard des sociétés occidentales. Dans l’esprit de la plupart des cambodgiens, parler ne fait que rouvrir les blessures. Il faut « aller de l’avant ». Malgré cette philosophie, les traumatismes subsistent. En réponse, des ONG tentent de faire passer des notions de psychologie aux villageois, tout en essayant de les appliquer à la société bouddhiste. D’autres, comme Ong Thong Hoeung, rescapé du régime et témoin au procès, exhortent à l’éducation, seul moyen de débloquer cette « société de l’oubli » responsable des problèmes du Cambodge.

 
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Jeunes camarades khmers rouges, victimes avant d’être bourreaux


Beaucoup d’anciens khmers rouges se définissent aujourd'hui comme victimes. Refuser de rejoindre le mouvement Khmer Rouge signifiait de facto, la mort. Sa propre mort mais également celle de sa famille. La problématique est d’autant plus difficile dans le cas des « jeunes camarades », ces enfants soldats enrôlés et endoctrinés dès leur plus jeune âge. Des études montrent que les bourreaux souffrent souvent des mêmes symptômes que leurs victimes. Dans l’ouvrage  « Victims and Perpetrators » du DC-Cam, d’anciens jeunes soldats khmers rouges témoignent de la peur dans laquelle ils ont vécu pendant le régime, de 1975 à 1979.